CCVG
Pas de représentants des minorités à la CCVG
L'INTERVENTION DE Jean Pierre LUQUAND
Notre demande de représentation des minorités au sein des assemblées est une attitude constante, elle n’est ni de circonstance, ni partisane, ni locale.
C’est une position de principe pour améliorer la Démocratie locale, d’ailleurs cette représentation et l’élection directe des délégués seront appliquées en 2014.
Nous l’avions revendiqué lors du précédent mandat et réitérée lors du 1° conseil municipal d’investiture.
Vous avez demandé suite au départ de La Crau, une redistribution des sièges pour une meilleure représentativité des communes. Dans le même temps vous proposiez la participation des oppositions. Nous avons salué la mesure et voté unanimement, le 3 décembre 2009, la délibération qui officialisait ces modifications.
Nous avions affirmé notre volonté de travailler dans un esprit constructif et responsable tout en indiquant notre autonomie et en refusant de servir de marche pied pour une conquête de la présidence.
Cette attitude nous l’avons réaffirmé depuis lors de nos différents entretiens.
C’est ce que Jean-Paul Boutier a signifié dans l’article intitulé « Nous siègerons à la CCVG » paru dans le 11° bulletin de « Solliès-Pont à venir ».
En réaffirmant notre volonté de travailler au sein de cette assemblée, dans «l’intérêt communautaire » et en rajoutant ce qui me parait une évidence : « si nos prises de positions coïncident.. . Nous serons côte à côte, si il y a divergence nous seront divisés ».
Il n’y dans ces propos, rien de désobligeant, rien de choquant pour des groupes dont la fusion n’est pas d’actualité.
Aujourd’hui, vous prenez prétexte de cet article pour revenir sur vos engagements. Hier vous refusiez Elizabeth Chastaignet comme déléguée suppléante.
C’est la politique du Prince, nous ne pouvons la cautionner, nous la condamnons.
Depuis bientôt 2 années que l’on se côtois, vous pourriez vous rendre compte que vous avez en face de vous des élus responsables, prêt à travailler, à débattre dans le respect car nous ne prétendons pas avoir le monopôle de la vérité.
Des élus qui ont voté des actes majeurs comme le récent budget de fonctionnement et le PLU, ce qui signifie, à mes yeux, que nous avons, une vision voisine, de l’avenir de notre commune. C’est une perspective, une base commune de travail non négligeable.
Vous pourriez aussi vous rendre compte que vous avez en face de vous des élus qui n’accepterons jamais d’avoir « le petit doigt sur la couture du pantalon » et qui garderont, ne vous en déplaise, leur libre expression.
C’est dommage, vous qui dénoncez avec beaucoup de véhémence l’opacité de la politique de la CCVG et de son président avec des conflits de personnes qui ne font rien avancer. Nous aurions pu agir pour plus de transparence et de dynamisme au sein de cette communauté.
Les compétences de la CCVG recouvrent des domaines pour lesquels nous sommes très sensibilisés et mobilisés :
La prévention de la délinquance, l’habitat, la gestion des déchets,
Nous aurions pu aussi : mobiliser face au tracé de la LGV, travailler pour aborder au mieux les conséquences de la réforme des collectivités territoriales et le voisinage de TPM.
Nous nous y serions pleinement investis et je ne crois pas que nous aurions eu des divergences fondamentales sur tous ces sujets.
Nous prenons acte, en le regrettant, notre mise à l’écart.
Nous participerons aux séances publiques du conseil syndical, dans le public, dans un rôle de spectateur, c’est d’ailleurs le rôle que vous vouliez nous attribuer.
Votre attitude est incompréhensible et montre les limites de votre discours.
Elle ne nous découragera pas. Nous agirons et proposerons sur les différents dossiers communautaires.
L'INTERVENTION DE Jean Paul BOUTIER
Cette délibération appelle de ma part quelques remarques :
-Dés le début du mandat nous vous avions demandé que les minorités du conseil Municipal puissent participer aux travaux de la C.C.V.G.
-Vous nous aviez répondu que compte tenu du nombre de délégués attribués à Solliès-Pont il ne vous convenait pas d’accéder à notre demande, mais que si ce nombre venait à changer, en augmentation bien entendu vous seriez disposé au nom de la démocratie à voir des conseillers minoritaires siéger à la C.C.V.G.
-Le retrait de LA CRAU de la Communauté de Communes a permis de modifier le rapport de force au sein du Conseil Communautaire et sur votre insistance et votre persévérance le nombre de délégués de SOLLIES-PONT est passé de 5 à 8.
-Lors des séances du 3 décembre 2009 et du 28 janvier 2010 (cf.) vous nous avez annoncé que ce changement vous permettait d’accepter que les oppositions du Conseil Municipal siègent au Conseil Communautaire.
-Nous avons eu plusieurs rencontres et il semblait que nous étions parvenus à un accord aussi bien dans le choix des délégués que sur nos rôles respectifs.
-Or brutalement vous changez d’avis et vous nous excluez de la représentation à la suite de la publication du bulletin de notre association et vous prenez prétexte de l’article que j’ai écrit. Je dois vous dire publiquement ce que je vous ai dit en tête à tête, je ne comprends pas votre attitude.
En effet ce texte ne fait que reprendre ce que nous disons depuis le début.
La C.C.V.G. traite des dossiers qui impactent la vie des Sollies-Pontois, et de tous les habitants de la Communauté de Communes par ailleurs, et il n’est pas normal qu’une seule sensibilité y soit représentée, sur ce point vous sembliez d’accord avec nous puisque vous avez évoqué la création des conseillers territoriaux qui seront élus au suffrage universel.
-Le fait d’accepter de faire partie de la délégation de la commune n’implique pas que nous perdions notre liberté de pensée, liberté de conscience.
-Nous sommes d’accord pour parler tous de la même voix, mais cela implique, comme nous le demandions et comme vous sembliez en être d’accord, qu’un rencontre préalable avant chaque Conseil soit organisée pour trouver un terrain d’entente où chacun trouverait son compte dans l’intérêt des citoyens de SOLLIES-PONT et des autres communes.
-La contrepartie est que si un accord ne peut pas être trouvé, cas de figure à priori assez envisageable, chacun garde sa liberté.
-De fait dans mon article, qui n’est en fait qu’une déclaration de principe, je n’ai rien écrit de plus.
Je terminerai par 3 remarques :
-En nous excluant de la représentation vous ne tenez pas les engagements que vous avez pris le 3 décembre 2009 et le 28 janvier 2010.
-Nous ne pouvons accepter d’être muselés, ce qui serait le cas si nous acceptions de participer en adhérant à priori à toutes les décisions que prendrait le groupe majoritaire.
-Par votre attitude vous mettez en cause notre volonté de défendre les intérêts des Sollies-Pontois dans le cadre de la C.C.V.G.
Pour toutes ces raisons nous vous avons fait parvenir nos candidatures aux postes de conseillers communautaires, titulaire et suppléant et nous vous demandons de les soumettre au Conseil Municipal, en faisant appel à l’esprit républicain et démocratique de tous les conseillers municipaux.
